Beppu : une journée en enfers
Après ces deux jours intensifs à Hiroshima, nous voici en direction de Kyushu, et plus précisément de Beppu, petite ville (comparées aux autres au Japon) d’environ 100 000 habitants, située au Nord-Est de l’île et coincée entre la mer d’un côté et les montagnes de l’autre. Réputée pour ses onsen, sources chaudes en français, Beppu en est en quelque sorte la capitale du Japon, avec de nombreux établissements dans et aux alentours de la ville proposant des bains en tout genre (eau, boue, sable, vapeur…) aux effets curatifs et bienfaiteurs variés, mais également l’attraction principale de la ville : les Jigoku Onsen.
Au nombre de neuf, ces « sources des enfers » (jigoku étant le terme japonais pour l’enfer), ne sont pas faites pour s’y baigner, mais pour les admirer. Répartie en deux groupes accessibles en bus depuis la gare de Beppu, la visite de l’ensemble coûte 2 000¥ (environ 16€) dans l’ordre et au rythme que l’on souhaite.
Nous avons donc commencé par ceux regroupés dans le district de Kannawa, au nombre de sept. Après avoir pris le pass, nous entrons dans le premier d’entre eux, et directement une forte odeur de souffre nous prend au nez ! Les vapeurs dégagées par la source sont particulièrement désagréables, mais le spectacle offert compense largement : Umi Jigoku (l’enfer de la mer), en raison de sa couleur bleue turquoise.
[singlepic id=601 w=320 h=240 float=center]
[singlepic id=603 w=320 h=240 float=center]
Vous pouvez apercevoir sur le côté gauche de la dernière image une canne de bambou avec un panier au bout. Dedans se trouvent des oeufs qui sont cuits par la vapeur dégagée par la source, puis vendus aux visiteurs !
Le second enfer, Oniishibozu Jigoku, est nommé ainsi en raison des bulles de boue émergeant des sources, qui ressembleraient à des têtes de moines rasés. Une vidéo vaut mieux que des photos et des mots pour comprendre l’imagination japonaise :
Juste à côté, Yama Jigoku, « l’enfer de la montagne », propose quelques petits sources et un petit zoo. Malheureusement, les animaux sont gardés dans des cages vraiment petites et font peine à voir…
[singlepic id=623 w=320 h=240 float=center]
[singlepic id=625 w=320 h=240 float=center]
Kamado Jigoku, était auparavant utilisé pour cuisiner il ya de nombreuses années, et a conservé comme symbole une statue du grand Démon rouge surmontant une énorme marmite, ainsi qu’un stand proposant diverses nourritures cuites grâce aux vapeurs de la source. Nous avons testé les oeufs, et outre la couleur brune, le goût était aussi particulier, différent de ce dont on a l’habitude en France !
[singlepic id=631 w=320 h=240 float=center]
[singlepic id=641 w=320 h=240 float=center]
Oniyama Jigoku, comme Yama Jigoku, n’est pas très intéressant, et montre en plus des crocodiles en captivité les uns sur les autres…
[singlepic id=647 w=320 h=240 float=center]
Dernière étape de ce groupe, Shiraike Jigoku est une source avec une eau couleur blanc laiteux et où les vapeurs sont particulièrement intenses. Parfois ne nous pouvions même pas voir la surface de l’eau !
Au détour de toutes ces sources se trouve aussi le Hihonkan, ou le musée du sexe, proposant une collection impressionnante de représentations artistiques ou d’objets sexuels de toutes époques et en tous genres. Relativement petit, c’est un détour amusant pour changer un peu d’attraction au cours de la journée…je vous laisse admirer les photos de son contenu dans la galerie !
Environ 2,5km plus loin, en bus, nous abordons le second groupe, composé dans un premier temps de Chinoike-Jigoku, d’une couleur rouge intense. Malheureusement il a commencé à pleuvoir quand nous y sommes arrivés, ce qui a quelque peu calmé ses ardeurs.
[singlepic id=677 w=320 h=240 float=center]
Enfin, Tatsumaki Jigoku est un geyser d’eau bouillante surgissant du sol toutes les 30 minutes environ et atteignant 20 mètres de haut.
De cette visite, nous retiendrons particulièrement Umi Jigoku, Shiraike Jigoku et Chinoike-Jigoku qui sont particulièrement beaux à voir et dans une moindre mesure Oniishibozu et Tatsumaki Jigoku pour leurs propriétés étonnantes…les autres peuvent être évités sans hésitation.
Afin de compléter cette journée bien remplie, nous l’avons terminée au 68, un bar de la ville où de nombreux étudiants de l’université Asie Pacifique se retrouvent, et avec lesquels nous avons partagé une soirée d’anniversaire jusqu’au bout de la nuit…





Super (avec la petite correction que je t’envoie par mp;) Ce sont des « enfers » bien agréables à visiter , surtout quand on n’est pas obligé d’en respirer l’odeur méphitique :-)
Quand au musée, une sorte de « paradis » érotique??? il y en avraiment pour tous les goûts, du plus raffiné au plus rustre
Bonne idée les videos.